2500 cartes postales de poésie adressées à des inconnus

Cartes Postales Poemes 1

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Une belle initiative, dont la portée poétique elle-même fait plaisir, est lancée par la librairie de La Perrière (Orne). Son propriétaire, Marc Georges, patron de La Demeure du Livre, va distribuer de la poésie à 2500 personnes, au hasard. Des cartes postales seront envoyées à de véritables inconnus, choisis dans l’annuaire.


crédit Sud Ouest

Si le spam est un courrier indésirable et indésiré, cet envoi massif de poèmes en serait le contrepoint parfait. C’est après l’édition 2018 du Printemps des poètes que le libraire s’est décidé. Il avait alors installé une boîte à poèmes adossée à son établissement. 

Et dans le même temps, sollicité des poètes par les réseaux sociaux. Des textes alors écrits « [p]ar des poètes reconnus, des poètes inconnus et même des enfants. Par des poètes du Perche, de l’Orne et d’autres de très loin… »  

Ces derniers lui fournissent alors la matière, et le projet prend forme : d’abord vingt-cinq textes qu’il a retenus et édités pour produire un recueil, La boîte à poèmes. Et par la suite, l’envie de procéder à un envoi massif de poésie. 

Espagne : il sème des extraits littéraires
sur les murs de toute une ville

 

L’idée vient alors d’imprimer sur des cartes postales, et de choisir aléatoirement les destinataires. 80 % pour la France et 20 % de francophonie. 

« Chaque personne qui recevra la carte postale pourra soit la garder, soit à son tour l’adresser à un inconnu ou à un ami », indique-t-il à Sud Ouest. Le tout lui aura coûté 2500 €, opération financée par les ventes du recueil. Et la suite – car suite il y a déjà ?

« Inscrire cet envol de poésies dans la durée et en faire un événement annuel et pérenne », révèle le libraire. 

Elle écrit des poèmes sur 86 feuilles mortes,
éparpillées dans New York

 

Voilà un an, Marc Georges avait bouclé une campagne de financement participatif, tout aussi poétique : « On ne s’attaque ni aux livres ni aux fleurs », clamait-il. À l’origine, l’envie de réaliser une balade littéraire dans les rues de la ville. Au final, un conflit ouvert avec le maire de la ville, devenu saccageur de jardinière et profanateur d’affiches contenant des extraits de livres… 

L’histoire est racontée ici, une forme de résistance en fleur, en vers et contr’un. Joli !

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