Copyright : l’histoire de désamour entre un Transformer et une fée

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Voici près d’un an qu’une poignée d’avocats décidait de mener leur guerre dans notre monde. Trois machines de guerre du copyright s’empoignaient autour du nom donné à deux personnages. Du catch juridique qui vient de prendre fin avec un accord très amiable…


C’est un peu Roméo et Juliette…
 

Bumblebee, selon la culture de chacun, peut désigner tout à la fois un personnage de la série Transformers, soit une petite fée. Mais les deux ne sauraient avoir le même nom, impensable, les enfants pourraient confondre en réclamant à leurs géniteurs d’acheter les produits dérivés. Si, si.

On retrouvait donc d’un côté Marvel, qui avait publié les aventures des Transformers, dont l’univers comics fut publié en 1983 par Jim Shooter et Denny O’Neil. Et implique donc la création de l’un des robots, Bumblebee. En face, DC Comics et Hasbro, qui revendique l’existence de leur petite fée Bumblebee dès juin 1977. 

Hasbro poursuivait donc DC Comics, et sa société mère, Warner Bros, pour leur personnage, attendu que la marque Bumblebee lui appartiendrait. L’autobot fait l’objet d’un dépôt de marque depuis 2015. Quand, la même année, Warner / DC Comics, en partenariat avec Mattel, se sont mis à vendre une figurine de fée – ainsi qu’un coffret Lego – avec le nom de Bumblebee, plus rien ne pouvait tourner rond. 

Dans notre univers, aux paradoxes pourtant désopilants, il est donc impensable qu’un Autobot jaune et une fée coexistent avec le même nom. Probablement parce que ses ailes sont jaunes aussi ?

L’accord trouvé entre les parties ce 16 août règle définitivement le conflit, et chacun pourra continuer sur sa lancée. D’un côté, Super Hero Girls, où se retrouve la jeune Bumblebee pourra continuer d’être exploité par Warner Bros/DC Comics, et de l’autre, Hasbro profitera du prochain film Transformers, avec une multitude de petits jouets à coller dans les mains des enfants. 

Tout le monde pourra donc sans vergogne exploiter les petites têtes blondes, en se partageant le monde. Ah, bien entendu, le film Transformers de cette fin d’année est consacré… uniquement à Bumblebee :
 

 

Aucune des parties n’a fait de commentaires, et les termes de l’accord n’ont pas été révélés. 

Soulignons que, chez Hasbro, les avocats ont la gâchette facile : en décembre 2011, une plainte était déposée contre le fabricant d’ordinateurs Asus. Ce dernier avait commercialisé une tablette du nom de… Transformer Prime. On a le droit de jouer, mais on ne s’amuse pas avec la propriété intellectuelle !

Source

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