“Des faits”, rien que des faits : revue 100 % Fake news et pleine d’humour

“Des faits”, rien que des faits : revue 100 % Fake news et pleine d’humour

Les éditions Prairial, spécialisées dans la réédition de textes surréalistes, lancent une toute nouvelle revue, 100 % Fake news, disponible en librairie le 26 avril prochain. Des faits, véritable objet littéraire et journalistique non identifié, raconte des histoires variées, drôles, ironiques ou farfelues, à travers un authentique exercice de style.  

« L’embrouille entre Blerho et CooKy, les deux petits princes du rap francilien, a dégénéré au point d’impliquer depuis janvier leurs familles. Plongée intime dans les coulisses du rap game. » Voilà le genre d’actualité croustillante que l’on pourra savourer dans le premier numéro de Des faits

Raconter des histoires, jouer avec les codes de l’écriture journalistique, bien loin du seul procédé du pastiche, consacré par le « Gorafi en revue », l’objectif de la rédaction (qui elle, est bien réelle) est de raconter des fausses nouvelles avec « le plus grand sérieux ». 

L’idée de créer cette revue – un « OVNI » – a longtemps trotté dans la tête de son Directeur de publication, François Burkard. Fort de son expérience d’éditeur et de correcteur de presse, il forme une rédaction composée de journalistes de sa connaissance, de deux illustrateurs (gravure et dessin) et de personnes venues du monde de l’édition.

Édito, enquêtes, brèves, interviews, nécrologies, mais aussi « rumeurs » autour de Google, des rats, du brexit ou encore de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes… Depuis la découverte de « scandales » comme la « Main basse sur le pétronium », en passant par des révélations (« Tchernobyl, c’était moi »), jusqu’à l’Horoscope, rien n’a été oublié. Sur 64 pages, les sujets sont variés et la réalité « extrapolée, exagérée », tirée « vers le fantastique », nous raconte François Burkard. 

La charte graphique de la revue est également particulière, uniquement en noir et blanc avec des illustrations et gravures, rappelant les « canards du 19e siècle ». Pour le premier numéro, Des faits sera tirée à 500 exemplaires et disponible en librairie (au prix de 10 euros), même si François Burkard confie qu’il aurait aimé « une vente dans la rue, comme colportée ». 

Faute de moyens, l’inspiration du 19e siècle se retrouve tout de même dans les feuillets de la revue. Cette dernière guide l’esprit « surréaliste, feuilletoniste » de Des faits. « Au 19e siècle, les canards étaient présentés sur un grand feuillet, colportés, avec une grande gravure au sujet d’un fait d’actualité. La réalité se mélangeait avec la fiction. » Ainsi de Gaston Leroux qui pouvait écrire d’un côté écrire un article sérieux dans un journal et signer un feuilleton délirant de l’autre. 

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De cette même manière, François Burkard espère retranscrire cette porosité entre littérature et journalisme dans sa nouvelle revue. Et toucher le public le plus large possible. Nul doute qu’elle fera réagir, à l’heure où la loi contre les Fake news va bientôt être présentée au Parlement. Loi que le Directeur de publication juge « ridicule. Ce n’est pas la bonne manière de se défendre contre les Fake news et ça fait longtemps que les médias s’y confrontent. »

Il ajoute : « Les journaux ont tendance à présenter les Fake news en disant : c’est à cause de cela qu’un peuple abruti à voté pour un président. C’est un discours méprisant et agaçant. » Du coup, Des faits « anoblit » les Fake news ou plutôt les désacralise, chacun pouvant aisément discerner dans la revue la réalité de l’imaginaire, « sous-entendu », sans que Des faits ait besoin de le préciser.
 

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