Isaac Asimov : “Je voulais juste vendre des livres pour payer l’université”

Isaac Asimov : “Je voulais juste vendre des livres pour payer l’université”

Passé à la télévision dans le show de David Letterman en 1980, le romancier Isaac Asimov a laissé un souvenir impérissable. Au moment de sa venue, il a déjà fait paraître 221 livres, et nul n’est besoin d’ajouter qu’il est une star internationale…

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thierry ehrmann, CC BY SA 2.0
 

Ce mois d’octobre 1980, le 21 (c’était un mardi, vous pouvez vérifier…), Asimov venait pour son autobiographie. Le deuxième volume, de fait In Joy Still Felt. Le premier In Memory Yet Green sortit l’année précédente et le troisième, I Asimov: À Memoir, fut publié à titre posthume, deux ans après sa mort en 1994. 

L’émission télé a vieilli, certes, mais dans sa mise en scène on retrouve tout à fait les talk-shows contemporains. Mais Asimov, âgé d’une soixantaine d’années, fait le pitre au point qu’il est difficile pour son intervieweur de suivre correctement. Et quand ont a une légende de la science-fiction devant soi, le mieux est encore de la jouer humble. 

Quand on lui demande quel est son livre favori, dans l’ensemble de son œuvre : « C’est le livre que vous tenez dans vos mains, que vous associez au premier tome de mon autobiographie. Voilà mon livre préféré, parce que c’est mon sujet favori ! » Éclats de rire assurés…

À cette époque, viennent de sortir les deux premiers films de Star Wars : « L’industrie du cinéma a atteint le stade où ils peuvent mettre des effets spéciaux spectaculaires, et les gens les apprécient. » Lui-même reconnaît avoir tellement apprécié L’empire contre-attaque qu’à la fin de la séance « j’ai sauté sur mon siège et hurlé : Ne faites pas le troisième volet ! » 
 

Quand Isaac Asimov accusait les Américains
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Mais le plus hilarant est certainement d’entendre Isaac Asimov expliquer que sa carrière repose sur un malentendu. « Je cherchais simplement à écrire des histoires que j’aurais pu vendre, pour pouvoir me payer l’université. »

De toute évidence…  

Avec toutes nos excuses aux non anglophiles qui ne pourront pas savourer ces 14 minutes de grand spectacle…

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2014 vu par Isaac Asimov

 


 

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