La lecture, barrage contre l’exclusion, la solitude et la dépression

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ÉTUDE – On ne dira jamais assez à quel point la lecture est un onguent pour toute âme en peine. Vraiment. Littéralement. Une nouvelle publication émanant de la Reading Agency, organisme britannique de promotion du livre, le pointe à travers plusieurs axes. La lecture soulage les douleurs mentales, diminue la solitude et plus encore, entretient un lien sociétal essentiel. 

Black dude old man
Niels Kliim, CC BY 2.0

« Nous lisons pour savoir que nous ne sommes pas seuls », disait CS Lewis. Et la nouvelle étude de la Reading Agency abonde largement en ce sens : les livres seraient une arme puissante de lutte contre l’exclusion sociale et la solitude. À travers 50 pages, le document réalisé conjointement avec le think tank Demos revient également sur la capacité de la lecture à retarder les démences séniles. 

Pour ce faire, les auteurs du document demandent pas moins de 200 millions £ au gouvernement pour intervenir à différents niveaux de la société. Et toujours avec des livres dans les mains. 
 

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Les prévisions de Demos pour 2030 font un peu froid dans le dos : « Si nous ne commençons pas maintenant à nous attaquer aux problèmes d’exclusion, de santé mentale et de mobilité sociale, nous continuerons d’exercer sur les des forces de travail vitales, comme le secteur des soins et de la santé, une forte pression », relève la directrice de l’Agency, Sue Wilkinson.
 

Et sur la santé dans son ensemble

La lecture comme lien social ? L’idée n’est pas inédite, elle manque simplement de moyen pour s’exercer pleinement. « Il ne s’agit pas simplement d’une compétence essentielle dans la vie, mais surtout d’un pouvoir gigantesque que de pouvoir rassembler les gens afin de combattre la solitude dans tous ses aspects », poursuit-elle. 

« Grâce à des interventions axées sur la lecture, nous pouvons préparer notre société à l’avenir, et, à terme, user des livres pour protéger les prochaines générations au risque d’exclusion grandissant. » Et d’évoquer le programme Reading Friends, qui permet à des jeunes de faire la lecture à des personnes âgées. Et renforce le lien auprès des plus vulnérables et sujets à la solitude. 
 

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pour un monde meilleur

D’ici une dizaine d’années, on compterait en Angleterre 7 millions de personnes de plus de 60 ans vivant seules ou recluses. Deux millions pourraient vivre plus longtemps, et mieux, en favorisant le retour à la lecture. 

Évoquant des études scientifiques, l’étude souligne enfin que la lecture améliorer considérablement les symptômes liés à la dépression et la démence. « La lecture maintient l’esprit actif, ce qui peut même retarder l’apparition de démence. De plus les livres nous offrent de comprendre notre propre condition et celle des autres », relève-t-on.

Un monde meilleur. Un monde de lecteurs ?

 

On peut télécharger le document à cette adresse, ou le consulter ci-dessous.

Source

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