Les auteurs ne sont pas des marionnettes

Les auteurs ne sont pas des marionnettes

Là, franchement, ça bastonne dur !
 

Les réformes sociales et fiscales actuellement en cours font purement et simplement l’impasse sur les auteurs, grands oubliés de la compensation de la hausse de la CSG…

Ignorants de la façon dont leur impôt sera prélevé à la source, bientôt privés de leurs organismes de Sécurité sociale, non consultés sur une réforme des retraites qui les concerne pourtant au premier chef, traités par le mépris lorsqu’ils demandent une révision de la circulaire des revenus accessoires qui permette enfin à ceux qui les invitent de les rémunérer…

Un coup par-ci, un coup par-là, on se croirait chez un Guignol qui aurait perdu la tête et cognerait sur les plus faibles. Sinon que sur la scène des castelets, les coups déclenchent l’hilarité des enfants, alors que dans la vraie vie, ils font mal et ne font rire personne.

Ceux-là même qui, dans leurs beaux discours, célèbrent la puissance, l’originalité et l’excellence  de nos créations, semblent ignorer que les auteurs ont une existence réelle.

Non, nous ne sommes pas de purs esprits. Non, nous ne sommes pas tous morts.   Nous avons des corps ; approchez et touchez si vous en doutez !

Nous sommes 270 000 !  270 000 artistes auteurs, ce n’est pas rien tout de même ! Mais nous dérangeons, car nous n’entrons à proprement parler dans aucune case. Ni salariés, ni indépendants, un peu des deux, nous débordons de tous les cadres. Ce qui est toléré et même souhaité  tant que nous restons dans le champ créatif, devient gênant dès lors que nous nous inscrivons dans une dimension économique et sociale.
 

États Généraux du Livre :
quand la Macronie méprise les auteurs français

 

Jusqu’alors, nous avions un semblant de statut, certes imparfait, mais que nous espérions perfectible. Aujourd’hui, nous assistons, impuissants, à son grand déboulonnage sans que rien de cohérent ne nous soit proposé à la place. Comme si personne n’avait conscience des spécificités de nos métiers, notamment la grande fluctuation de nos revenus.

Alors oui, nous sommes inquiets et avons donc décidé d’organiser des Etats généraux du livre, le 22 mai,  pour avoir enfin l’occasion de débattre sérieusement, avec ceux qui sont en train de les mettre en œuvre, de toutes ces réformes sociales et fiscales qui nous préoccupent.
 

Nous avons invité le Président de la République, le Premier ministre, les ministres de la Culture, des Affaires sociales, du Budget, des représentants de la Sécurité sociale. Aucun n’a jugé bon de répondre positivement à notre invitation. C’est dire l’intérêt que l’on nous porte.
 

L’un des principaux acteurs de l’industrie du livre
en situation d’extrême fragilité

Aujourd’hui les 270 000 artistes auteurs sont roupie de sansonnet pour ceux qui président à la destinée de la France.

De quoi déclencher une saine colère ! Venez nous rejoindre  nombreux, le 22 mai, à la Maison de la poésie pour ce qui ne sera pas un spectacle de marionnettes !
 

Marie Sellier, auteure et présidente de la SGDL
 

Source: cliquez ici pour lire l’article

20 ans de magie Harry Potter : Audible fait lire le premier roman aux fans
Québec : nouvelle directrice et éditrice aux Éditions XYZ

Voir aussi

Partager sur: