Quand Vladimir Poutine s’ennuie en réunion, il relit Pouchkine

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Personne n’a oublié les multiples lectures que Barack Obama mettait en avant, en partageant son enthousiasme : il suffisait que le président américain dégaine un livre pour qu’immédiatement, les ventes explosent. Vladimir Poutine, c’est différent. C’est quand les réunions et autres sommets s’éternisent qu’il bouquine…


 

La Communauté des États indépendants, entité intergouvernementale qui réunit les anciennes républiques soviétiques tenait congrès ce 27 septembre. 

Clairement soulé de ce qui se passait autour de lui, le président de la Russie, plutôt que de continuer à ratifier à tour de bras, a préféré se replonger dans la lecture du romancier Alexandre Pouchkine. Et pas n’importe quelle œuvre : Eugène Onéguine est un classique de la littérature russe, et mondiale. 

Originellement, c’était un poème en strophes rimées, avant de devenir un roman en vers, puis fut adapté dans un opéra magique. 

L’héroïne, Tatiana, tombe amoureuse d’un héros byronien, qui tue en duel le fiancé de la sœur de celle-ci. Les années passent, Onéguine revient, découvre qu’il aime passionnément Tatiana, maintenant mariée ; elle l’aime aussi ; que choisira-t-elle ? « Et le bonheur était si proche, si possible. »

Un jeune homme qui s’ennuie, la plus touchante des jeunes filles, un poète de dix-sept ans, un vieux mari, des créatures de rêve : voilà à quoi Poutine s’adonne quand il est gonflé…

C’est le roman des rencontres manquées, des amours perdues, des remords sanglants. C’est aussi, comme dit Nabokov, « une des oeuvres les plus brillantes jamais composées, un classique international aussi grand que Hamlet, ou Moby Dick », relève la maison Gallimard dans sa présentation.

Vivement la relecture de Boris Godounov...

via Sputnik news

Alexandre Pouchkine, traduction (russe) et notes de Jean-Louis Backès – Eugène Onéguine – Gallimard Folio – 9782070388981 – 8,30 €

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