Une nouvelle association pour réunir les libraires canadiens

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Des libraires indépendants du Canada envisagent de reformer l’association professionnelle pour les représenter, après la disparition de la précédente en 2012, absorbée par le Retail Council of Canada après 60 années d’activité. Les professionnels de la vente de livres estiment que leurs préoccupations ne sont pas suffisamment prises en compte à l’heure actuelle.

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(photo d’illustration, Ian Muttoo, CC BY-SA 2.0)

 

L’idée ferait doucement son chemin au sein de la profession. Un groupe de libraires indépendants du Canada estime qu’il est temps de donner une nouvelle vie à l’association professionnelle qui leur est dédiée. En 2012, la Canadian Booksellers Association rejoignait le Retail Council of Canada après 60 années d’existence et des difficultés financières devenues trop délicates pour poursuivre son activité.

« L’expérience au sein du Retail Council of Canada n’était pas ce qu’il nous fallait », estime aujourd’hui Cathy Jesson, présidente de la chaine de librairies Black Bond Books, « nous n’étions qu’une petite voix dans cette énorme organisation. Je pense que nous avons perdu notre identité de libraires indépendants du Canada », analyse-t-elle. Car une organisation professionnelle est avant tout un moyen de se définir au sein d’une profession et d’affirmer certains principes.

Pour le moment, 10 membres font partie d’un comité d’organisation qui examine la situation et les fonds à récolter, et se charge d’informer les professionnels à travers le pays d’un possible retour d’une association professionnelle. Près de 1800 libraires avaient rejoint la précédente organisation, qui s’était dotée d’un congrès annuel.

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L’objectif d’une telle association, outre l’échange de pratiques professionnelles, serait aussi d’interpeler le gouvernement sur la place d’Amazon, et le coût pour la société et pour les libraires d’une telle multinationale, notamment sur les frais d’envoi de livres.

Pour Eleanor LeFave, propriétaire de Mabel’s Fables, une librairie de Toronto, la nouvelle association de libraires devra relever le défi de se rendre audible auprès du gouvernement et des responsables politiques. « Le plaidoyer et la défense d’une profession jouent un rôle important dans la vie d’une association et je ne sais pas si nous pourrons disposer de suffisamment de fonds pour travailler tous les sujets », explique-t-elle à Quill & Quire.

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